Tous les autres hydrogènes coûtent de l'énergie à produire. Celui-là est déjà dans le sous-sol. C'est ce qui le rend passionnant — et c'est aussi pourquoi il faut lire les annonces avec méthode.
Elles ne décrivent pas le gaz — l'hydrogène est toujours le même — mais la façon dont on l'obtient.
La différence est économique avant d'être chimique. Fabriquer de l'hydrogène vert demande de l'électricité, beaucoup. L'hydrogène blanc, lui, ne demande que de le trouver, de le remonter et de le purifier. D'où l'intérêt — et les annonces.
La distinction tient en deux colonnes. La plupart des articles mélangent les deux.
Elles suffisent à distinguer un résultat de forage d'un communiqué.
Cochez ce que l'annonce que vous avez sous les yeux contient réellement. Le calcul se fait dans votre navigateur : rien n'est envoyé, rien n'est enregistré.
Ne cochez que ce qui est explicitement écrit, pas ce qui est suggéré.
Un siècle de curiosité géologique, puis quinze ans d'accélération.
À ce jour, aucun gisement d'hydrogène naturel n'est confirmé en Belgique. Le sous-sol belge n'a pas été exploré dans cette optique, et les formations géologiques les plus favorables à la production d'hydrogène — roches ferromagnésiennes profondes, grands socles cristallins — ne sont pas celles qui dominent le territoire.
Cela ne signifie pas qu'il n'y en a pas : cela signifie que personne n'a cherché. La prudence consiste à ne pas confondre l'absence de preuve avec la preuve de l'absence — ni l'inverse.
Pour un maître d'ouvrage belge, la conséquence pratique est simple : l'hydrogène blanc n'est pas une option de chauffage ou de production d'énergie à court terme. Les décisions d'investissement d'aujourd'hui se prennent avec les technologies disponibles aujourd'hui.
Trois sites, trois usages différents.